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Article très bref mais l'autre commençait à être longuet !

Suite à mon post sur le Projet 333 de cet été

Voilà les quelques tenues portées que j'ai pris le temps ou que j'ai eu l'occasion de photographier (tenue n°1 pour la fête des mères, tenues n°4 et n°14 pour le weekend dans le sud, et tenue n°3 un jour que ma petite soeur était dispo pour me prendre en photo !)





Et en bonus, trois tenues de mariage dont celles au jupon rose (pour faire honneur à la mariée qui est une vraie poupée Barbie vivante <3 Ode je t'aime), où j'étais carrément diva selon mon mari... comme quoi faire la fillasse ça paye héhé :)

Il était pas repoussant non plus ce jour là non ?
Top blanc Primark, jupon Repetto, sandales André, couronne DIY

Les deux suivantes c'était opération camouflage de grossesse !!!!
Combinaison bleue Zara, collier chiné, top en soie rose 1-2-3, jupe en soie nude chinée




Bonjour ! Je reviens avec une nouvelle partie de mon Projet 333 :)

Petit rappel pour ceux qui arrivent fraichement sur ce tout petit blog et n'ont jamais entendu parler du concept : afin de se simplifier la vie, de mieux/moins dépenser et de trouver son propre style, on s'invente une sorte de collection capsule pour chaque saison, qui comprend donc comme son nom l'indique 33 pièces pour 3 mois. Voilà la troisième saison que je m'y attèle et que j'y prends toujours plus de plaisir.
Cet été, j'ai encore fait quelques petits aménagements pour que ce beau projet corresponde à mes besoins. Par exemple je me suis rendue compte qu'avec plus de 10 mariages de famille et d'amis au programme, auxquels je n'avais pas forcément envie de ressortir la même tenue (je ne sais pas pourquoi, mais je fais un blocage sur ça, je ne dois pas être la seule !), il me serait difficile de composer un dressing de 33 pièces seulement.
J'ai donc décidé de ne pas intégrer dans mon "Summer 333 Project" (vous ririez si vous saviez comment je prononce ça dans ma tête haha) les toilettes de fête, sinon il ne me restait plus beaucoup de place pour le reste, entre les robes, les chaussures et les accessoires, et honnêtement je me vois mal porter un jupon en tulle rose à moitié transparent pour aller faire mes courses chez Auchan !

Je confesse également avoir légèrement adapté ma garde-robe pendant mon séjour en Bretagne ou il a fait 15° !




J'aime pas mal mon dressing de cet été, je trouve juste un peu dommage de ne pas avoir plus de motifs sympa, car à part ma mini-jupe brodée d'amour que je trimballe depuis 6 ans, c'est le désert ! Mais je trouve si difficile de mettre la main sur des imprimés à la fois beaux, dans des couleurs qui me plaisent, sur des coupes qui me vont, à des prix raisonnables ! Alors si vous connaissez un magasin super-fort en imprimés élégants, originaux et joyeux, et qui ne coûte pas une jambe, postez vite un petit commentaire en forme de bouée de sauvetage ^^



Pour ce qui est des couleurs, je suis loin encore de ma palette idéale, qui correspondrait aux tons plus neutres que j'ai épinglé sur mon tableau Pinterest "été"dont voici une synthèse ci-dessus... Mais je finirai bien par y arriver un jour. J'ai dû faire avec ce que j'avais, et avec les achats que j'ai fait pendant les soldes, en mode "cerveau off", je le confesse (ce haut jaune sérieux !!!), en y incorporant un peu du style vers lequel je tends. Année après année, j'espère construire une garde-robe qui me satisfasse totalement, même si au fond de nous on sait tous que ça ne rendra jamais aussi bien que sur un tableau Pinterest.



Comme je le fais habituellement dans ce type de posts, voilà en dernier lieu les différentes combinaisons que je me suis amusée à créer à partir de ma collection capsule. Et il ne s'agit que d'une esquisse de ce qui est possible. J'aime beaucoup la versatilité qu'offre le projet 333.





Les pièces qu'on trouve encore dans le commerce :
Body rayé : Etam (12€)
Blouse blanche : 1-2-3 (30€)
Blouse-kimono en soie rose nude : 1-2-3 (20€)
Top jaune tournesol : 1-2-3 : (30€)
Pantalon camel 1-2-3 (20€)
(Oui j'ai fait la razzia c'était super bien soldé et le 3ème article offert hehe)
(je fais pas les liens car j'ai la flemme et que je ne 
gagne pas de sous quand vous cliquez dessus)


Pour voir certaines de ces tenues portées, RDV ici !

Aujourd'hui je partage avec vous un joli poème en prose composé, illustré et calligraphié par mes trois plus jeunes soeurs à l'occasion de l'anniversaire de notre maman. Il décrit notre maison d'enfance, où plutôt sa terrasse, que nous avons du quitter pour nous installer dans la maison des parents de mon père. Cette terrasse est vraiment le coin chéri de maman, elle a beaucoup pleuré en lisant cela ! Peut-être ces lignes feront écho dans le coeur de certains d'entre vous :)




Ma maison et un étang à l'eau claire et transparente, comme l'air. On s'y plonge pour se couper du bruit et de la chaleur impitoyable du monde extérieur. Ma maison.  Les pavés de sa cour sont pleins de brisures de noyaux d'abricots. Là, dans un coin, sommeille l'instrument du joyeux massacre : un gros caillou fendu, au ventre plat et rugueux, qui dore au soleil son dos lisse et bombé. L'enfant accroupi s'en est servi pour délivrer de leur prison brune et parfumée, les amandes blanches et luisantes, amères, mauvaises et appétissantes.

Souvent aussi un chat s'étire interminablement, frotte et rabote sa vieille échine contre les bords inégaux des pierres, salit avec délices sa fourrure grise de poussière chaude et terreuse, de brindilles sèches et de petits cailloux.

Cette terrasse, vous le verrez, est toute ponctuée de mauvaises herbes, bien que le père, lorsqu'il y marche pour rejoindre la table familiale, se penche toujours au passage pour en arracher une ou deux. Si les herbes folles prospèrent si bien ici, c'est peut-être que, comme les petits chiens de l'Ecriture, elles se régalent des miettes qui tombent de la table de leurs maitres. Et elles sont nombreuses, ces miettes ! Ils sont copieux les festins des soirs d'été dans l'odeur de l'herbe tondue et le bruit de l'arrosage automatique quand toute la famille se serre autour de la table, les petits assis sur le banc en bois échardeux qui pique les fesses ; et des salades de tomates, vertes ou violettes à force d'être rouges, mûres, noyées dans l'huile d'olive et le vinaigre balsamique, achetées par cageots entiers, tout parfumés, au marché de Vourles, puis vite vite coupées et jetées au creux des saladiers sans fond qui le soir, dans la lumière déclinante, semblent plein d'ombre, de jus, d'odeurs et de basilic.

Grâces, débarassettes, batailles d'eau, mois d'aout qui s'étire et n'en finit pas, mais qui finit quand même par ressembler un peu à septembre, même si on refuse de penser à la rentrée.

A côté de la table trône très souvent l'étendage, plein de linge tiré à quatre épingles, ou négligemment posé en travers des rayons, que des jeunes filles aux pieds nus et aux ongles rongés viennent étendre, sur la hanche une bassine bleue, sur la tête un t-shirt ou un torchon encore fraîchement mouillé pour se protéger du soleil qui tape.

Qui tape sur les grands draps blancs posés dans l'herbe du jardin à côté, sous lesquels le chat, bosse itinérante, se faufile pour faire la sieste ; ces draps qui sentent si bon le foin chaud, et dans lesquels dormiront les enfants, bon anniversaire maman.



texte : Marie-Hosanna Chauvin
illustration : Clothilde Chauvin
calligraphie : Aubrine Chauvin